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La France en train, de Nantes à Dijon… et plus loin, sans passer par Paris… Utopie ou réalité ?

Un colloque, a eu lieu le 22 novembre 2012, au Conseil régional de Bourgogne (voir l’Avenir n° 528).
Le projet de « ligne transversale ferroviaire est-ouest » a pour objet de réaliser une liaison ferroviaire performante entre la façade atlantique, la vallée du Rhône et l’Europe centrale.

Un besoin incontesté pour les voyageurs et pour les marchandises. Les besoins existent, ne sont pas contestés : pour les voyageurs, qu’ils empruntent les TGV ou les TER les aménagements projetés
permettraient des gains de temps (de 10 minutes à une heure ou plus) pour les trajets d’est en ouest, de Dijon vers Tours, via Nevers… mais également pour des orientations « Midi – Strasbourg », et la création
de correspondances entre les TER venant de l’Ouest de la Bourgogne et les TGV vers Lyon, tout comme ceux venant de Chalon vers Paris.

En ce qui concerne le fret, la création d’une grande transversale entre l’Europe centrale et les ports de la façade atlantique constituera un atout pour le développement économique des régions concernées, bien
sûr ; mais la dimension nationale et européenne de cette liaison est évidente également : transporter par fer, des céréales, des produits des carrières de pierres, de l’industrie chimique… d’est en ouest sans passer par Paris – dont le réseau est engorgé, et pénalisant de plus de 500 km par exemple entre la Bretagne et la Bourgogne – est un besoin unanimement reconnu par les acteurs économiques présents.

Patrons, élus, usagers, personnels sont convaincus.

Le Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Nevers, le Directeur d’une entreprise « opérateur de transport combiné » dans l’ouest, le Président du directoire du Grand port maritime de Nantes – Saint Nazaire, le Président de la Fédération nationale des utilisateurs du train, d’autres élus nationaux et locaux… tous ont manifesté un grand enthousiasme pour le projet.

Même les représentants de l’Etat, prudents car ils sont conscients de la politique d’austérité qu’on leur demande de mettre en oeuvre, ont reconnu l’utilité du projet et la nécessité de financer les études nécessaires.

Si je dis que seuls les représentants de la SNCF et « satellites » (Geodis, RFF…) m’ont paru timoré dans leur approche ce n’est pas seulement l’impression d’un paradoxe : les syndicalistes cheminots présents n’ont pas manqué de relever les incohérences des orientations de leur entreprise.
Ce qu’il reste à faire.

Il reste 160 kilomètres de voies à électrifier et moderniser, entre Nevers et Chagny, et construire des connections et aménagements (autour de la gare Creusot TGV par exemple). Par ailleurs des travaux doivent être réalisés sur des ponts et dans des tunnels pour permettre la circulation des tonnages et gabarits nécessaires.

La réalisation de cette nouvelle transversale ferroviaire est – ouest offre ainsi une opportunité nouvelle de développement pour le système ferroviaire français et européen et permettra également de redynamiser des territoires oubliés des grands projets, pour un aménagement du territoire en phase avec des objectifs
environnementaux.

Il faut donc, qu’à la SNCF comme ailleurs, le changement se manifeste sans tarder. Par exemple par le
remplacement des dirigeants et administrateurs nommés par Sarkozy ?

Ca ne coûte rien, c’est fort en symbole et ça permettrait de faire avancer les choses, on veut l’espérer.

 

Georges Vayrou

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